08
février
2023
6 allée Léo Ferré
Réunion du Comité es Soutien au Théâtre Toursky
Le journal local cite également la réponse de l’adjoint PCF à la Culture de Benoît Payan : « Il n’y a aucune ingérence (…) je veux que les règles soient établies comme elles ne l’ont pas forcément été dans le passé. » Jean-Marc Coppola prenant l’exemple de la salle de concerts de l’Espace Julien, dont le gestionnaire historique a été éconduit après l’examen de candidature par un jury composé des tutelles. (La Marseillaise, 2 février 2023)
Des tutelles ? D’où vient cette conception du rapport entre l’art et le pouvoir politique et financier ?
Regardons de plus près cet « exemple de la salle de concerts de l’Espace Julien » que Jean-Marc Coppola voudrait appliquer au Théâtre Toursky. L’hebdo supplément à La Marseillaise, Zebuline, du 1er/7 février 2023, nous apprend que le président du jury qui a choisi le nouveau gestionnaire de l’Espace Julien, n’est autre que Jean-Marc Coppola lui-même. Une curieuse conception du principe républicain de l’indépendance du jury.
Poursuivons : Il y avait trois candidats, Teknicité qui gérait l’Espace Julien depuis 20 ans, le Molotov et la coopérative Grand Bonheur. Jean-Marc Coppola a choisi d’attribuer une « convention d’occupation temporaire » de 5 ans à Grand Bonheur.
Bien sûr, ce choix n’a aucun rapport avec le fait que le directeur de Grand Bonheur était signataire du Manifeste culturel de Jean-Marc Coppola au nom du Printemps Marseillais alors que le Molotov est connu pour avoir accueilli des réunions de La France Insoumise, et notamment de Jean-Luc Mélenchon, et que Teknicité est présidé par Éric Di Meco, ancien adjoint de Jean-Claude Gaudin.